Et si on descendait en Bretagne pour l'ascension?
Du 17 au 20 mai 2012, le club propose pour ses adhérents un nouveau week-end de randonnée subaquatique dans la baie de Saint Malo L'hébergement est réservé dans 3 mobil'homes au camping des chevrets. Déplacement en co-voiturage
Attention le nombre de places est limité
- Anne Thiebault,
- Séverine Tourneur
- Bertrand Tourneur
- Olivier Luu
- Jacques-Olivier Simon
- -
- -
- -
- -
- -
- -
- -
Le Week-end en Bretagne de l'année dernière
Après une année riche en longueurs et en comptage de carreaux, plusieurs membres du club Dunkerquois Apnéaquatir ont voulu découvrir des horizons plus marins et ont mis les voiles vers la Bretagne. C’est au cœur de la côte d’Emeraude, plus précisément à Saint Coulomb qu’ils ont jeté l’ancre, afin de découvrir la région de Cancale et Saint Malo.
| Stratégiquement parlant, difficile de faire mieux : plusieurs randonnées subaquatiques sont au départ de la plage des Chevrets, sur laquelle notre camping possède plusieurs accès directs. Il est possible de partir directement de nos logements, l’équipement sur le dos, sous les regards habitués des autres résidants. Habitués car le lieu est déjà bien connu des chasseurs pour ses eaux poissonneuses et particulièrement riches en vie marine, fixée ou non. |
| Au départ de la plage, une des randonnées nous a permis de découvrir les deux îles qui font face à la plage : l’île du petit Chevret, la plus proche, sur laquelle il est possible de se balader à pied sec à marée basse, et l’île du grand Chevret, qui sert de refuge à nombre d’espèces d’oiseaux marins. Ces deux îles protègent la plage des vents du nord, mais sont soumises à de forts courants de marées. Il faut dire que le marnage est impressionnant : il avoisine les 10 mètres ! Pas question donc de partir à l’aventure sans connaître les horaires des marées et les heures d’étales. Mais le voyage vaut le détour : l’eau est claire et l’étagement des algues est clairement visible : algues vertes, brunes, rouges foisonnent, envahies de plusieurs centaines de juvéniles. Les poissons sont à leur affaire ! Les coquillages ne sont pas en reste : Coquilles Saint Jacques, Nasses, Lutraires, Huîtres… | |
On comprend mieux que l’ostréiculture soit si importante dans cette région. Entre Laminaires, Fucus et autres Sargasses, nous trouvons également des Zoostères, comme si ces fonds chatoyants voulaient nous offrir tout un échantillon du vivant. Mais l’heure tourne et le vent se lève : il nous faut rejoindre la rive du petit Chevret, en traversant un chenal. Bonne visibilité, équipements de sécurité bien visibles, groupe serré au maximum, nous arrivons à proximité de la seconde île sans encombre, et nous pouvons saluer sans danger la fameuse bisquine « La Cancalaise », qui passe à une centaine de mètre de nous. Celle-ci, en route de Cancale vers Saint Malo a choisi de croiser entre les deux îles, devant le Havre de Rothéneuf. Amateurs de mer que nous sommes, nous ne pouvons qu’admirer les formes de ce bateau de travail, reconstruit à l’identique et proposant maintenant de la navigation de plaisance. Cette rencontre a sonné la fin de cette première balade, qui laissait augurer de magnifiques moments !
Autre avantage du site, sa proximité avec des lieux touristiques, historiques et gastronomiques de premier plan : Cancale et ses Huîtres, le Mont Saint Michel et son Abbaye, Saint Malo, sa vieille ville, ses crêperies, ses glaces et ses pâtisseries ! Incongru pour le néophyte, mais nous avons un guide avec nous d’origine Malouine qui connaît sa ville par cœur… D’autres lieux auraient pu être mis à contribution : l’aquarium de Saint Malo, les nombreux sentiers de randonnée du pays – entre autre un sentier des douaniers de toute beauté, de petits villages charmants et authentiques…
| Côté logement, le camping des Chevrets propose des équipements dignes de ses trois étoiles : les logements sont neufs ou en très bon état, et sont suffisamment pourvu en couverts pour réunir 12 personnes sur une seule base de vie (les logements sont prévus pour 4 personnes). Les sanitaires sont très propres et nous permettent de rincer convenablement le matériel que nous pouvons faire sécher sur nos terrains. | |
L’équipement de jardin nous autorise à manger dehors, et, si le temps l’avait permis, deux barbecues nous autorisaient tous les débordements gastronomiques. Mais les dieux de la plongée veillent sur leurs enfants, et, quitte à être mouillés, autant que ça le soit par de l’eau salée !
| Une autre balade, dans les rochers de la pointe du Meinga, proposait un milieu différent de celui découvert précédemment : des eaux plus agités, une exposition au courant… Il n’y a plus de Zoostères, mais davantage de poissons : une Vieille de belle taille, des bars, plus modestement une myriade de Gobies, et puis encore la découverte du jour : un squale, à priori un requin Taupe. |
Et aussi des mollusques gastéropodes (limaces et leurs pontes, nasses), bivalves (coquille Saint Jacques, huître et moules), et enfin des crustacés (Homard, Araignées de Mer, Tourteaux et Etrilles).
Pas de beaux bateaux, et une houle qui se lève nous incite à rentrer au bout de deux heures de nage. Sur le retour, nous voyons quelques Bryozaires et Cnidaires (doigts de feux, méduses). Plus loin, sur la pointe du Meinga, une foule d’oiseaux de mer niche dans les rochers et les falaises : Sternes, mouettes, goélands, Huîtriers… Même quelques Cormorans qui viennent se poser à quelques coups de palmes : n’y a t’il pas quelque chose qui se perd semblent-il se demander ?
Retour à notre base vie, pour préparer et profiter du repas : une équipe s’est chargée de la logistique et en prime, s’occupe de préparer les repas ! Du bonheur. Lorsque j’aurais rajouté que le dessert fut pris en terrasse d’un glacier de Saint Malo, tout le monde aura compris que ceux qui ont participé à ce séjour en Bretagne n’ont qu’une envie : Repartir !